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Coefficient électricité DPE : ce que le passage de 1,9 à 1,7 va changer en 2027

Coefficient électricité DPE : ce que le passage de 1,9 à 1,7 va changer en 2027

Le coefficient électricité du DPE passera de 1,9 à 1,7 au 1er janvier 2027. On fait le point sur les logements concernés, les impacts possibles sur la note DPE et les démarches à prévoir.

À partir du 1er janvier 2027, le calcul du DPE évoluera pour les logements utilisant de l'électricité : le coefficient électricité, aussi appelé facteur de conversion de l'électricité en énergie primaire, passera de 1,9 à 1,7. Concrètement, cela signifie qu'une même consommation électrique pèsera moins lourd dans le calcul de la consommation d'énergie primaire affichée sur le diagnostic.

Pour un propriétaire, un acheteur ou un agent immobilier, la question est simple : est-ce que cette réforme peut améliorer la note DPE d'un logement ? Dans certains cas, oui. Service-Public.fr précise que cette baisse vise à réduire la consommation d'énergie primaire calculée pour les logements chauffés à l'électricité et qu'elle pourra entraîner une amélioration de l'étiquette énergétique.

Mais attention : ce changement ne transforme pas automatiquement tous les logements électriques en bons élèves. Le DPE reste une évaluation globale du logement : isolation, surface, ventilation, production d'eau chaude, chauffage, menuiseries, émissions de gaz à effet de serre et méthode 3CL continuent de compter.

Qu'est-ce que le coefficient électricité dans le DPE ?

Le DPE ne se contente pas de regarder l'énergie que vous consommez au compteur. Il convertit cette consommation en énergie primaire, c'est-à-dire l'énergie prise en compte pour produire, transporter et mettre à disposition l'énergie utilisée dans le logement.

Pour l'électricité, cette conversion se fait avec un coefficient. Avec un coefficient de 1,9, 1 kWh d'électricité finale compte comme 1,9 kWh d'énergie primaire dans le calcul. Avec un coefficient de 1,7, le même kWh comptera comme 1,7 kWh d'énergie primaire.

La différence paraît faible, mais elle est importante : passer de 1,9 à 1,7 revient à diminuer d'environ 10,5 % le poids de l'électricité dans la partie « énergie primaire » du calcul. Par exemple, 10 000 kWh d'électricité finale représentaient 19 000 kWh d'énergie primaire avec un coefficient de 1,9 ; ils représenteront 17 000 kWh avec un coefficient de 1,7.

Ce qui change au 1er janvier 2027

La réforme annoncée par Service-Public.fr repose sur un point central : l'abaissement du facteur de conversion de l'électricité de 1,9 à 1,7. Cela changera trois choses principales :

  • Les DPE réalisés à partir du 1er janvier 2027 intégreront automatiquement le nouveau coefficient. Vous n'aurez pas à le demander au diagnostiqueur : la méthode de calcul prendra directement en compte la nouvelle valeur.
  • Les logements chauffés à l'électricité pourront voir leur consommation d'énergie primaire calculée diminuer. Plus l'électricité pèse dans les usages du logement (chauffage, eau chaude, parfois refroidissement), plus l'effet potentiel peut être visible.
  • Certains logements pourront gagner une classe énergétique, si la baisse de consommation calculée suffit à franchir un seuil de notation.

En revanche, la réforme ne change pas la consommation réelle du logement. Votre facture ne baisse pas parce que le coefficient change. Ce qui évolue, c'est la traduction réglementaire de cette consommation dans le calcul du DPE. Il s'agit d'ailleurs de la deuxième étape après une première évolution du coefficient électricité en 2026.

Quels logements sont concernés ?

Les logements les plus concernés sont ceux dont les usages énergétiques reposent fortement sur l'électricité :

  • maisons ou appartements chauffés avec des radiateurs électriques ;
  • logements équipés d'une pompe à chaleur ;
  • biens dont l'eau chaude sanitaire est produite par un ballon électrique ;
  • logements combinant chauffage électrique, eau chaude électrique et faible recours à d'autres énergies.

Le gain potentiel dépendra toutefois du profil exact du logement. Un appartement très bien isolé avec une pompe à chaleur performante ne réagira pas comme une maison ancienne chauffée avec des convecteurs électriques. De la même façon, un logement où le mauvais classement vient surtout de l'isolation, des déperditions ou d'un autre poste énergétique ne changera pas forcément de lettre.

C'est pour cette raison qu'il faut éviter les promesses trop rapides du type : « tous les logements électriques vont gagner une classe ». La réforme peut aider, mais le résultat final dépend du calcul complet du DPE.

Est-ce que mon logement va forcément gagner une classe DPE ?

Non. Le passage de 1,9 à 1,7 peut améliorer la consommation d'énergie primaire calculée, mais il ne garantit pas un changement de classe.

Un logement peut rester dans la même lettre si :

  • il est loin du seuil supérieur de sa classe actuelle ;
  • ses déperditions thermiques restent trop importantes ;
  • sa note finale est limitée par d'autres paramètres ;
  • l'étiquette climat ou la logique de double seuil empêche une amélioration visible ;
  • le chauffage électrique ne représente pas une part suffisamment déterminante dans le calcul.

À l'inverse, un logement proche d'un seuil peut être concerné par un changement concret. Par exemple, un bien actuellement classé F mais très proche de la classe E pourrait potentiellement basculer si la nouvelle conversion réduit assez la consommation d'énergie primaire calculée. Ce point doit être vérifié avec les données du DPE existant ou lors d'un nouveau diagnostic.

Exemple simple : pourquoi la baisse du coefficient peut compter

Imaginons un logement dont une partie importante de la consommation conventionnelle est électrique. Avec l'ancien coefficient de 1,9, 15 000 kWh d'électricité finale représentent 28 500 kWh d'énergie primaire. Avec le nouveau coefficient de 1,7, ils représentent 25 500 kWh d'énergie primaire.

Dans cet exemple simplifié, la consommation d'énergie primaire prise en compte baisse donc de 3 000 kWh. Cela ne suffit pas à prédire la nouvelle classe DPE, mais cela montre pourquoi la réforme peut faire bouger certains logements.

L'intérêt est surtout fort pour les biens qui se situent déjà près d'un seuil. Pour un propriétaire vendeur, cela peut modifier la perception du bien. Pour un bailleur, cela peut aussi influencer l'analyse des contraintes de location liées aux passoires énergétiques. Pour un acheteur, cela peut changer la façon d'interpréter un DPE récent ou ancien.

Que faire si vous avez déjà un DPE ?

Les DPE réalisés avant 2027 ne deviennent pas automatiquement invalides à cause de cette réforme. Service-Public.fr indique que les DPE réalisés avant l'entrée en application restent valables, mais qu'ils pourront être mis à jour gratuitement, sans nouvelle visite du diagnostiqueur, si l'étiquette énergétique s'améliore.

Le ministère rappelle de son côté qu'un DPE est en principe valable 10 ans, avec des exceptions pour les anciens diagnostics réalisés avant la réforme de juillet 2021. Les DPE réalisés depuis le 1er juillet 2021 sont valables 10 ans.

En pratique, à partir du 1er janvier 2027, le bon réflexe sera donc de :

  • retrouver le numéro de votre DPE ;
  • vérifier sa validité ;
  • regarder si une attestation ou mise à jour est disponible via l'Observatoire DPE ;
  • refaire un DPE uniquement si la situation du logement a changé, si le diagnostic n'est plus valable, ou si vous avez besoin d'un document à jour pour vendre, louer ou arbitrer des travaux.

Le ministère précise que les diagnostiqueurs transmettent les DPE à l'Observatoire de l'ADEME, qui délivre un numéro d'identification à 13 chiffres ; sans ce numéro, le DPE n'est pas valable.

Propriétaires vendeurs : quel impact sur la valeur et la négociation ?

Pour les vendeurs, le principal enjeu est la lecture du bien par les acheteurs. Une meilleure étiquette DPE peut rendre une annonce plus attractive, réduire les freins à la visite et limiter certaines négociations liées aux travaux énergétiques.

Cela ne remplace pas une vraie performance thermique. Un acheteur sérieux regardera toujours le détail du DPE : isolation, système de chauffage, confort d'été, recommandations de travaux, coûts estimés et cohérence globale. Mais un changement de classe peut modifier la première impression, notamment pour les biens actuellement pénalisés par un chauffage électrique.

Si votre logement est chauffé à l'électricité et que vous envisagez une vente en 2027, il sera utile de vérifier si une mise à jour du DPE est possible avant la mise en annonce. Le DPE est un repère central du marché immobilier : il influence directement la valeur d'un bien et sa capacité à être loué dans la durée.

Propriétaires bailleurs : attention au calendrier des passoires énergétiques

Pour les bailleurs, l'enjeu peut être encore plus concret. Les logements classés G, F puis E sont progressivement concernés par des restrictions de location ou des obligations à anticiper. Une amélioration de classe peut donc changer la stratégie patrimoniale : travaux immédiats, arbitrage, relocation, rénovation par étapes ou vente.

La baisse du coefficient électricité peut aider certains biens à sortir d'une classe critique, mais elle ne doit pas être utilisée comme une excuse pour repousser toute rénovation. Si le logement reste inconfortable, énergivore ou mal isolé, la réforme ne corrigera pas le problème de fond.

Le bon raisonnement consiste à distinguer deux sujets :

  • la note réglementaire, qui peut évoluer avec la méthode de calcul ;
  • la qualité réelle du logement, qui dépend des travaux, de l'isolation, de la ventilation et des équipements.

Acheteurs : comment interpréter un DPE avant ou après 2027 ?

Pour un acheteur, cette réforme introduit une question importante : le DPE présenté a-t-il été calculé avant ou après le changement de coefficient ?

Un DPE réalisé en 2026 et un DPE réalisé en 2027 ne traiteront pas exactement l'électricité de la même façon. Cela ne rend pas l'ancien diagnostic inutile, mais cela demande de la nuance, surtout pour les logements chauffés à l'électricité.

Avant de négocier, il peut être pertinent de :

  • vérifier la date du DPE ;
  • demander le numéro ADEME du diagnostic ;
  • regarder si le logement est proche d'un seuil ;
  • distinguer les défauts de méthode et les vrais défauts du bâti ;
  • demander conseil à un diagnostiqueur si la note DPE conditionne votre décision d'achat.

Cette lecture est particulièrement importante pour les investisseurs, les primo-accédants et les agents immobiliers qui accompagnent des transactions sur des logements classés E, F ou G.

Agents immobiliers : comment expliquer la réforme à vos clients ?

Pour un agent immobilier, le message doit rester simple : le coefficient électricité baisse, certains DPE pourront s'améliorer, mais chaque logement doit être vérifié individuellement.

Dans une estimation, un mandat ou une négociation, il faut éviter deux erreurs : annoncer une amélioration automatique, ou au contraire ignorer la réforme pour les logements électriques. Le bon discours est pédagogique : expliquer que le calcul évolue, que l'impact dépend des caractéristiques du bien, et qu'une mise à jour officielle doit être privilégiée lorsque c'est possible.

Cette réforme peut aussi être l'occasion de reprendre contact avec des propriétaires de logements électriques classés E, F ou G, notamment ceux qui avaient renoncé à vendre ou louer à cause d'une note pénalisante.

Faut-il refaire un DPE en 2027 ?

Pas forcément. Si votre DPE est encore valable et qu'une mise à jour gratuite suffit, il n'est pas nécessaire de refaire immédiatement un diagnostic.

En revanche, un nouveau DPE peut être pertinent si :

  • vous avez réalisé des travaux depuis le dernier diagnostic ;
  • le DPE est ancien ou n'est plus valable ;
  • vous préparez une vente ou une location ;
  • vous avez besoin d'un document clair pour rassurer un acheteur, un locataire ou une agence ;
  • le logement est proche d'un seuil réglementaire important.

Pour un diagnostic fiable, il est conseillé de bien préparer son DPE avant la visite. RITMO Diagnostic propose des diagnostics DPE et des audits énergétiques, avec des agences notamment à Caen, Angers, Le Havre, Morlaix, Saint-Lô, Strasbourg, Vierzon et Vire.

Ce que cette réforme ne change pas

La baisse du coefficient électricité ne change pas tout. Elle ne modifie pas automatiquement :

  • l'état de l'isolation ;
  • le confort d'hiver ou d'été ;
  • la consommation réelle payée par l'occupant ;
  • les défauts de ventilation ;
  • la nécessité de traiter les ponts thermiques ;
  • les recommandations de travaux pertinentes.

Autrement dit, un meilleur calcul ne remplace pas un meilleur logement. Le DPE reste un outil d'aide à la décision, pas une rénovation en soi.

Conclusion : une bonne nouvelle pour certains logements électriques, mais pas un verdict automatique

Le passage du coefficient électricité de 1,9 à 1,7 au 1er janvier 2027 devrait alléger le poids de l'électricité dans le calcul du DPE et pourra améliorer l'étiquette de certains logements chauffés à l'électricité.

Pour savoir ce que cela change vraiment pour votre maison ou votre appartement, il faut vérifier votre DPE, sa date, son numéro ADEME, les caractéristiques du logement et sa proximité avec les seuils de classe.

Vous êtes propriétaire, acheteur ou professionnel de l'immobilier ? RITMO Diagnostic peut vous aider à lire votre DPE, comprendre l'impact de la réforme et décider s'il faut une mise à jour, un nouveau diagnostic ou un audit énergétique. Retrouvez aussi nos articles sur le DPE pour approfondir le sujet.

FAQ

Le coefficient électricité du DPE passe-t-il vraiment de 1,9 à 1,7 ?

Oui. Service-Public.fr indique que l'arrêté du 19 août 2026 abaisse le facteur de conversion de l'électricité de 1,9 à 1,7, avec une application au 1er janvier 2027.

Tous les logements électriques vont-ils gagner une classe DPE ?

Non. Certains logements pourront améliorer leur étiquette, mais ce n'est pas automatique. L'impact dépend de la part de l'électricité dans le calcul, de l'isolation, des équipements, de la ventilation et de la proximité avec les seuils de classe.

Est-ce que mon ancien DPE reste valable ?

Oui, si sa durée de validité n'est pas dépassée. Les DPE réalisés depuis le 1er juillet 2021 sont valables 10 ans, sauf évolution particulière du logement ou besoin de refaire un diagnostic pour une opération immobilière.

Devrai-je payer pour mettre à jour mon DPE ?

Service-Public.fr indique qu'une mise à jour gratuite, sans nouvelle visite du diagnostiqueur, pourra être possible lorsque le nouveau coefficient améliore l'étiquette énergétique.

Le changement de coefficient fera-t-il baisser ma facture d'électricité ?

Non. Le changement concerne le calcul réglementaire du DPE. Il ne change ni votre consommation réelle, ni le prix de l'électricité, ni la performance physique du logement.

Les pompes à chaleur sont-elles concernées ?

Oui, si le logement utilise une pompe à chaleur électrique, le nouveau coefficient peut modifier le poids de cette consommation dans le calcul. L'impact réel dépendra toutefois du rendement de l'équipement et des autres caractéristiques du logement.

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